Je ne suis pas méchante, même si je parle fort

Les tribulations d'une jeune femme belle, drôle et intelligente, mais aussi rebelle, chieuse et gueularde, ce qui peut occasionner quelques problèmes relationnels avec son entourage

21 septembre 2008

Sans titre...

Il n'a jamais été question pour moi de tenir un blog quotidien, mais là ça deviendrait presque du foutage de gueule tellement je ne le mets pas à jour.Je pourrais mettre mon silence sur le compte du manque de temps, de la fatigue, du fait que je passe tous les jours 3h dans les transports, blah blah blah...Mais ce ne serait que pur mensonge et cher lecteur, je ne te dois rien si ce n'est la vérité.

En fait, si je me fais de plus en plus rare ici c'est parce que j'ai plus vraiment envie d'écrire.Deux raisons à cela:

- la première, c'est le fait que j'ai un peu trop ouvert ma gueule à dire que je tenais un blog, résultat, beaucoup trop de gens que je connais dans la vraie vie me lisent et du coup sont au courant de choses qu'ils n'étaient pas censés savoir.J'en ai un peu ras-le-bol que des propos tenus par moi-même sur ce blog me reviennent aux oreilles, sortis de leur contexte voire totalement déformés, ou encore d'avoir à me justifier sur telle ou telle chose que j'ai écrite.Il me semble que j'ai toujours préservé l'anonymat des gens que j'évoque sur ce blog (excepté les collègues blogueurs que je nomme et dont je mets le lien).

- la deuxième, c'est que j'ai plus vraiment envie d'écrire.Et si j'ai plus vraiment envie d'écrire, c'est pas parce que je n'aime plus ça, mais plutôt parce que je manque de matière.Depuis presque un an que j'ai commencé ce blog, je pense avoir plus ou moins fait le tour de ce que j'avais à dire.Tu me diras qu'en général, un blog c'est pas fait pour y écrire des choses transcendantales, on y retranscrit sa vie, ni plus ni moins.Sauf qu'en ce moment, ma vie est vraiment très, très chiante.A moins que toi aussi tu n'aies une vie très, très chiante et que, histoire de passer le temps, tu serais presque intéressé de savoir:

Que dans moins d'un mois, je passe l'écrit d'un concours et que je n'ai pas ouvert le moindre bouquin.Que sachant qu'au programme des réjouissances y a notamment du droit et de l'économie alors que moi j'ai fait des études d'espagnol, ça risque d'être plutôt chaud pour ma gueule.Et que si j'espère réitérer le coup d'éclat de l'année passée (où j'avais réussi à être admissible à l'oral sans avoir rien foutu), je me mets le doigt dans l'oeil, et ce jusqu'au coude.

Que cet aprèm, je suis allée voir Mamma Mia et que maintenant j'écoute Abba en boucle.Ceci dit, ce film est assez cucul la praline, mais sauvé par sa BO.En parlant d'Abba, depuis que j'ai vu le film Muriel y a une paire d'année, sache que lorsque je me marierai  si je me marie, je veux remonter l'allée centrale à l'église sur Dancing Queen.En même temps, c'est pas comme c'était demain la veille que ça allait arriver...

Que hier soir, j'ai tenté de me suicider en absorbant une dose massive d'Apéricubes (ouais, pour mes excès alimentaires j'ai laissé tomber les céréales muesli au chocolat au profit de la Vache qui rit).Mais bon, ça n'a pas marché.J'ai juste eu une très grosse envie de gerber, du coup j'ai passé la soirée au lit avec le chauffage à fond à regarder des vieux épisodes de Veronica Mars (je trouve d'ailleurs que c'est un pur scandale que cette série ait été annulée).

Que je me suis remis en chasse sur le net, pour essayer de me trouver un petit ami potentiel (enfin, en premier lieu, faudrait déjà que j'en trouve à qui j'ai envie ne serait-ce que d'envoyer un mail, et les candidats sont rares).Mais si je veux vraiment être honnête, je cherche juste désespérément un mec qui me fera oublier mon ex, même momentanément.Parce que bon, on a beau dire qu'on ne doit pas aimer dans le but d'avoir quelque chose en échange, aimer en silence toute seule dans son coin, c'est bien gentil m'enfin au bout d'un moment voilà quoi...

Et pis c'est tout, je vais pas non plus te dire combien de fois je suis allée pisser dans la journée.

Après avoir lu ce petit post bien inutile, je pense que tu te dis que si c'est pour dire ça, vaut mieux que je m'abstienne d'écrire, non?

Allez, comme je t'en ai parlé, tu mourrais d'envie de l'écouter hein? ;)

Posté par sappho1306 à 21:42 - J'aime écrire même quand j'ai rien à dire - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


11 septembre 2008

C'est la rentrée...

Comme visiblement mon lectorat ne sait pas apprécier la psychologie, je reviens à des posts plus accessibles;-)Je sais que t'en as rêvé et donc je vais le faire:te raconter ma rentrée.

Car, oui, lundi 1er septembre pour moi aussi c'était la rentrée.J'avais fière allure avec mon nouveau cartable Barbie, j'te dis pas et j'ai même pas pleuré quand maman est partie.Nan, allez j'arrête de déconner.Mais depuis 15 jours, il est vrai que j'ai commencé un nouveau taf.Eh oui, après un an de formation, je suis de retour dans la vie active.Autrement dit, fini de traîner en pyjama le matin jusqu'à pas d'heure, fini d'écrire des posts à tout va et fini de lire vos coms et d'y répondre (bon, j'exagère un peu là).Et pour ce come-back fracassant, je n'ai pas fait les choses à moitié puisque je bosse désormais dans une autre région, à 50 kms de chez moi.Bah oui, je me suis dit "tiens, qu'est-ce que je pourrais faire pour me compliquer la vie?" Ben aller bosser dans l'Oise pardi, et qui plus est dans un trou à rat une ville dépourvue de gare puisque son maire a trouvé que ça "dénaturait le paysage".Bon, j'en avais déjà parlé, tu sais que j'ai bien évidemment pas choisi d'aller dans cet endroit-là, mais que c'est plutôt un genre de mutation d'office.Y en a bien qui ont essayé de me consoler comme ils pouvaient en me disant que c'était vachement beau comme ville, qu'il y avait le château de Chantilly à côté...mais j'en ai rien à branler du château de Chantilly moi!!!! Alors, bon, je me suis décidée à y aller à Senlis (j'avais pas trop le choix en même temps), par contre il était inenvisageable d'aller m'enterrer vivre là bas.J'ai donc fait le choix de continuer de vivre à Paname et de faire les aller-retours quotidiens, même si ceux-ci s'annonceaient comme étant digne du parcours du combattant:métro-train-car (un car ??? ça existe encore ce truc-là ???).Pas mal ont essayé de me décourager, de me dire que s'ils avaient été à ma place, ils auraient pris un appart là-bas, surtout en étant célibataire-sans enfant (eh oui, messieurs-dames, quand on n'a ni mec ni gosses, on a no-life, c'est bien connu et on n'a pas le droit de préférer continuer à habiter une ville civilisée plutôt qu'une campagne où qui plus est les loyers sont hors de prix).Bien évidemment, à ces gens-là, quoiqu'il arrive je dirai que tout va bien.Je ne leur ferai pas le plaisir de leur donner l'occasion de me dire "tu vois, je te l'avais bien dit" (c'est que j'ai ma fierté quand même!!!).

Et puis pour l'instant, je ne mens pas:tout se passe bien.Evidemment, se lever à 5h30 c'est pas facile tous les jours.Evidemment, en semaine je ne sors pas le soir.Evidemment, je galère un peu parce que le taf est tout nouveau pour moi.Enfin j'ai tout de même eu de la chance puisqu'au départ, j'étais censée occuper un autre poste qui, s'il comportait des aspects intéressants, en avait d'autres qui l'étaient beaucoup moins.En effet, il m'incombait quelques travaux de manutention (bah oui, moi je considère que porter des cartons de 1000 enveloppes c'est de la manutention) et de maintenance, ce qui avait fait beaucoup rire un pote "toi, la fille qui sait même pas changer un flexible de douche?".Eh ben oui, moi la fille qui sait même pas changer un flexible de douche j'étais censée savoir changer une ampoule, connaître les branchements téléphoniques, dépanner les fax, imprimantes et autres photocopieuses.Et déboucher les chiottes, non? Peut-être, va savoir.Au bout de deux jours de ce régime-là, je me suis rendue compte que ça n'allait pas le faire.Heureusement une bonne âme masculine s'est dévouée pour prendre ma place (et non, je ne lui ai pas promis des choses cochonnes en échange).J'ai ainsi récupéré son poste à lui, un poste normal.Ouf!!!

J'ai également profité de cette arrivée dans un nouvel espace de travail pour faire un rapide tour d'horizon des possibilités offertes en matière de petits amis potentiels.Manque de bol pour moi, la population est à 70% féminine.Néanmoins j'ai remarqué quelques spécimens intéressants, et un qui a particulièrement retenu mon attention.J'avoue que durant l'heure passée en sa compagnie à la recherche d'un consommable informatique introuvable, des pensées non professionnelles m'ont traversé l'esprit.Comme quoi les espaces confinés au sous-sol, ça a du bon ;-) Malheureusement, mon spécimen s'en va demain et avec lui tout espoir qu'il se passe quelque chose.Je pourrais lui déclarer ma flamme naissante, mais bon, certaines raisons me poussent à ne pas le faire (entre autre le fait que c'est une histoire qui, à 90%, ne serait pas viable)...Pas encore envie de m'engager dans une histoire à la con qui mènera nulle part.Mais bon, mon côté romantique ne peut s'empêcher d'être un peu déçu...

07 septembre 2008

Le syndrome du pervers narcissique

Je suis pas fan de tout ce qu'on peut ranger dans la catégorie "psychologie et cie" (peut-être parce que ça ne m'a jamais été d'une grande aide, mon cas étant définitivement désespéré!!!).Aujourd'hui c'est pourtant un post dans ce goût-là que je propose.Le texte n'est évidemment pas de moi (bah oui, moi je suis du genre à être analysée plutôt qu'à analyser), je me suis contentée de lire attentivement (ça, je sais faire) et de relever les extraits qui me parlaient le plus.J'ai donc découvert que dans ma carrière d'amoureuse déçue, mon chemin avait croisé celui de mecs qu'on peut qualifier de "pervers narcissiques".

Le profil du pervers narcissique

"Certains ont un très bon niveau culturel. Tous sont intelligents et particulièrement bons psychologues."

"ils ont un total mépris pour toutes lois ou contrainte morales. Leur morale est, le plus souvent, celle de la morale ou la loi du plus fort et/ou du plus rusé, du plus retors.(...)Ils n’ont du respect que pour les gens plus forts qu'eux, ayant plus de pouvoir et de richesse ou plus combatifs qu'eux. Faire preuve d’humanité, de sensibilité est souvent vu par eux comme l’expression d’une forme de naïveté ou de sensiblerie qui n’a pas lieu d’être. Seuls les résultats comptent : « la fin justifie les moyens »."

"Le pervers narcissique n'éprouve aucun respect pour les autres, qu'il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d'autorité ou servant ses intérêts. Il fait des promesses qu’il ne tiendra pas, sachant que « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient »."

"Son unique objectif est d’obtenir un bénéfice pour sa propre personne. Il essaye de profiter à chaque instant de toute opportunité, de toutes les situations, de toutes les personnes rencontrées - ces personnes étant systématiquement instrumentalisées tant que cela est possible - pour en tirer, autant que possible, avantage pour lui. Sa philosophie est toujours utilitariste."

"Il n'est « courageux » que quand il est sûr de gagner, et que cela va dans le sens du renforcement gratifiant de son image narcissique."

"Leur loi est celle de leur désir, immédiat, dans l'instant. Tout doit leur céder systématiquement. C’est comme s’ils étaient demeurés, à l’âge adulte, un enfant gâté."

"Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune « humanité », aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculeurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui.Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être totalement remplis, en apparence, de bons sentiments humains et d’une sincère empathie pour autrui.Les pervers peuvent se passionner pour une personne, une activité ou une idée, mais ces flambées restent très superficielles. Ils sont en fait souvent vides d’intérêts, sauf pour leur intérêt immédiat. Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil (pour les autres)."


"La séduction perverse ne comporte aucune affectivité, car le principe même du fonctionnement pervers est d'éviter tout affect. Les pervers, tout comme les paranoïaques, maintiennent une distance affective suffisante pour ne jamais s'engager vraiment. L'efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l'observateur extérieur n'imaginent pas qu'on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l'autre."

Ils se disent souvent :« Pourquoi aurais-je un problème de conscience, ce n’est quand même pas de ma faute si elle est à ce point stupide ou naïve. Je n’y suis pour rien si elle est si naïve »

Le profil des victimes

"Elles sont dotées des qualités que le pervers précisément convoite : douées et cherchant toujours à donner le meilleur d'elles-mêmes, elles sont séduisantes. Vives et extraverties, elles aiment parler de leurs réussites et exprimer leurs joies. Etant profondément généreuses, elles ne peuvent se résoudre à admettre la perversité de leur bourreau et s'appliquent à lui trouver des excuses. Toujours prêtes à se sentir responsables, voire coupables, acceptant facilement la critique, elles s'épuisent à donner au pervers une impossible satisfaction."

"Elles introjectent la culpabilité : « Tout est de ma faute ! », ce qui permet au pervers narcissique une projection hors de soi-même en rejetant la culpabilité sur l'autre : « C'est de sa faute ! »"

"Le pervers recherche souvent une personnalité maternelle, aimante, dévouée, parce qu'il a besoin d’être aimé, admiré - même et surtout s'il est lui-même incapable d’aimer -, d’avoir quelqu'un entièrement à son service. Mais l'attirance qu'il ressent pour elles n'exclut pas la haine."

"Il prend le plus souvent ses victimes parmi des personnes pleines d'énergie et d'amour de la vie, pour les vampiriser et les « dévitaliser ». Il choisit de préférence des personnes honnêtes, sincères, gentilles, qui cherchent vraiment à consoler et à réparer, mais aussi naïves, sans trop d’esprit critique, voire fragiles, afin de les amener plus facilement et plus rapidement à accepter une relation de dépendance."

"La victime recherche souvent de son côté une personne forte et charismatique qui la rassure, et c’est là justement l'image que le pervers veut donner de lui."

"Le pervers vit et se nourrit de l’espoir que la victime place, naïvement ou désespérément, en lui ou en quelque chose qu'il lui fait miroiter en permanence par des promesses fallacieuses. Cet espoir, pour la victime harcelée, est de « guérir » le harceleur et c'est cette illusion qui la fait rester dans la relation, et continuer à subir les attaques qui la détruisent sans réussir à la « décrocher » pour autant."

"On s'étonne souvent que, malgré l’évidence des preuves, les victimes ne quittent pas leur bourreau. Mais c'est qu'en elles se mêlent aussi fierté, aveuglement, entêtement, dissonance cognitive, refus de la réalité. (...)Il y a souvent chez elles un amour fier, fanatique et aveugle (voire délirant), pour le compagnon ou l'enfant pervers. Par orgueil elles ne veulent pas se reconnaître comme victime, car elles espèrent toujours contrôler la situation. Du moins le pervers le leur laisse-t-il croire, alors que c’est toujours lui le vrai marionnettiste qui sait tirer les bonnes ficelles."

Ruses, stratégies et tactiques des pervers narcissiques

"Contrairement au pervers de caractère, qui irrite son entourage par ses revendications et nie radicalement l’autre, le pervers narcissique, lui, réussit à créer un élan positif envers lui. Comme toute personne manipulatrice, il sait se rendre aimable."

"Il commence par vous encenser. Vous êtes le meilleur, le plus doué, le plus cultivé… Personne d'autre que vous ne compte pour lui (il n'hésite d'ailleurs pas à dire la même chose successivement à plusieurs personnes). Ces éloges et ces protestations d'attachement lui permettent de mieux « vous couler » ensuite en jouant sur l'effet de surprise, et de vous atteindre d'autant plus que vous ne vous attendiez pas à l'attaque et qu'il a en outre pris soin de choisir précisément le moment où vous pouviez le moins vous y attendre.Le pervers narcissique se complaît dans l'ambiguïté. Par ses messages paradoxaux, doubles, obscurs, il bloque la communication et place sa victime dans l'impossibilité de fournir des réponses appropriées, puisqu'elle ne peut comprendre la situation. Elle s'épuise à trouver des solutions qui seront par définition inadaptées et rejetées par le pervers dont elle va susciter les critiques et les reproches."

Article à lire entièrement ici

Voilà vous êtes prévenus:si vous rencontrez un spécimen du pervers narcissique (ou de la perverse, car ce syndrome existe aussi chez les femmes, bien évidemment), FUYEZ!!!!!!




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