Je ne suis pas méchante, même si je parle fort

Les tribulations d'une jeune femme belle, drôle et intelligente, mais aussi rebelle, chieuse et gueularde, ce qui peut occasionner quelques problèmes relationnels avec son entourage

15 novembre 2008

Spleen...

On part le matin, il fait encore nuit.On rentre le soir, il fait déjà nuit.Les journées passent vite quand on a décidé de se plonger corps et âme dans le travail.Les soirées aussi du coup, parce qu'on s'est tellement défoncé au boulot qu'une fois le dîner avalé, on s'écroule de fatigue.On est satisfait parce qu'on a l'impression d'avoir fait coup double:on est à jour dans son travail et dans sa tête.

Seulement voilà, y a les jours où on travaille pas.Et quand la mécanique bien huilée "métro-boulot-dodo" s'enraye, on se prend la réalité en pleine face.On avait presque fini par l'oublier cette réalité, tellement on avait mis d'énergie à la combattre.Mais il est bien là, le vide intersidéral.Le manque.

Alors on cherche à le combler ce manque, par tous les moyens.
On lit, on va au cinéma, au restaurant, dans des bars.
On téléphone aux amis.
On s'inscrit sur des sites de rencontres à la con, où on va une fois tous les 36 du mois et où finalement on parle jamais à personne.
On squatte Facebook, alors qu'on avait toujours dit à qui voulait bien l'entendre que c'était de la merde ce truc.On retrouve des anciens "amis" dont, pour la plupart, on avait complètement oublié l'existence, et à qui on parlera en tout et pour tout une fois.On répond à plein de quizz, parce qu'évidemment on ne peut pas continuer à vivre sans savoir quel hamburger on est ou avec combien de mecs on couchera dans notre vie.On s'inscrit à des groupes qui nous serviront jamais à rien (exemple:pour le massacre en série de ceux qui portent un slim).Ah et on joue à des super jeux aussi, histoire de battre les scores de ses amis.
On continue d'aller sur Myspace, pour essayer de faire connaissance avec de nouvelles personnes.Seulement  on a la désagréable surprise de découvrir que derrière le pseudo du seul mec qu'on a eu envie d'aborder se cache en fait celui qu'on tente en vain d'oublier...Et on se dit qu'on n'a vraiment pas de bol, parce que merde des mecs sur Myspace y en a des millions alors pourquoi on tombe sur LUI bordel ???? Quand le sort s'acharne...

Bref, on fait plein de trucs pour conjurer la vacuité de l'existence.Des fois, ça marche, on a l'impression de ne plus être triste.Ceci dit, on se sent pas heureux non plus.Et puis des fois ça marche pas, et on se retrouve un samedi matin à pleurer dans ses corn-flakes...Du coup, on vient se défouler sur son blog, on écrit un texte à la troisième personne pour faire une pauvre figure de style, alors qu'en fait on avait tout simplement pas le courage de mettre "je"...

Pour finir, la chanson dont les paroles vont bien :

Posté par sappho1306 à 10:10 - J'aime déprimer - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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