19 octobre 2008
The sex has made me stupid...
Cette semaine je suis allée à Rouen pour passer un concours.Ca ne s'est pas très bien passé.Et même pire que ça:au cas où j'en aurais encore douté, j'ai pris conscience de ma nullité abyssale.Apparemment, pour certains, le doute ne subsistait déjà plus.En effet, on m'a déjà dit que:
- je suis une fille superficielle.Si c'est parce que je suis une fille qui se maquille, se coiffe, s'épile, aime être bien habillée, et qui pense que lorsqu'on passe des vacances en amoureux, il peut être agréable de s'adonner de temps à autre à la bagatelle plutôt que de lire toute la journée, alors oui, je plaide coupable, je suis bien une fille superficielle.Ceci dit, je n'accorde guère de crédit aux dires d'un geek asocial dont la virilité laisse à désirer...je n'en dis pas plus, j'en ai déjà parlé ici.Je sais, tu dois te dire que je suis méchante d'avoir écrit un article aussi peu élogieux, et encore plus méchante d'en remettre le lien, mais bon....mouahhhhhhh (grand rire sardonique)
- je suis une fille qui n'a pas de conversation.Dixit le mec qui, sur les 365 derniers jours, en a passé facile 360 à me parler sur msn ...C'est vrai qu'un an de discussions quasi-journalières, et autant de confessions, ça vole pas bien haut... Bah écoute garçon, félicitations pour ta vivacité d'esprit:il t'aura fallu un an pour arriver à cette conclusion mais you did it!!!
Tu l'auras compris, je suis bien remontée contre tout ce que Mère Nature a doté d'une paire de couilles...désolée pour mes lecteurs masculins!!! Et là t'es en train de te dire "ouh ça sent la vieille fille amère, aigrie et frustrée tout ça".Et tu n'as pas tort.Bah oui parce que PUTAIN DE BORDEL DE MERDE FONT CHIER CES MECS A NOUS FAIRE SOUFFRIR COMME CA!!!! (hum, on se racle la gorge, on remet sa mèche de cheveux en place, et on tente de retrouver un peu de dignité après ce petit pétage de câble ô combien puéril, mais tellement libérateur).Allez, comme je suis une fille bien et respectueuse de son prochain, je citerais Luc dans le Nouveau Testament (ça t'embouche un coin hein? Je te rappelle qu'aujourd'hui c'est le jour du Seigneur) "Seigneur, pardonne-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font"...
Bref, avant de comme d'hab partir en vrille, je parlais de mon (court) séjour à Rouen.A défaut de donner mon maximum (enfin, si je l'ai donné, mais quand ce maximum est proche du néant, je sais pas si ça compte^^.Une petite précision tout de même, au cas où tu n'aurais pas compris que j'étais en train de faire du second degré:je ne me considère évidemment pas comme la fille la plus conne que la terre ait jamais porté.C'est juste que ce concours était axé économie et droit, alors que moi, comme tu l'as certainement constaté en lisant ma magnifique prose, je suis une pure littéraire :D Et j'ai beau adoré écrire et avoir du style et de l'imagination, y a des fois où ça ne suffit pas hein), j'ai fait un peu de tourisme.J'ai visité les monuments historiques locaux (un Etap Hôtel, le Super U, un bar avec flipper) et j'ai goûté à la cuisine du terroir (Bufallo Grill, pizza, sandwichs Sodebo).Je me suis royalement fait chier pendant 3 jours quoi.
Le soir à l'hôtel, j'avais donc tout le loisir de mater ces séries américaines qu'on aime tant.Entre autres, j'ai vu deux épisodes de Grey's Anatomy.Un des points phares de cette saison 4, c'est l'idylle entre Izzie et Georges.Je situe pour ceux qui se disent "mais de koikelle cause?":Izzie et Georges sont au début de la série les meilleurs amis du monde.Ils se racontent tout, remontent le moral de l'autre en cas de besoin, tu vois le tableau.Pis un jour, ils trouvent une nouvelle façon de se remonter le moral en couchant ensemble.Ce que j'ai omis de te dire, c'est que le Georges, bah il est un peu marié sur les bords.Donc t'imagines le bordel.Bon Izzie lui met la pression et lui pose un ultimatum:plus de parties de jambes en l'air entre eux, tant qu'il aura pas largué sa légitime.Ce qu'il ne tarde pas trop à faire.Faut dire que la Izzie, c'est loin d'être un cageot, et que côté cul c'est carrément l'extase.Le hic, c'est qu'à partir du moment où ils forment un couple, l'alchimie s'envole et ils sont comme deux étrangers l'un pour l'autre.Ils n'arrivent même plus à se parler.
Si je te raconte ça, c'est parce que j'ai peu ou prou vécu la même situation (et je suis pas la seule, loin s'en faut).Après avoir enchaîné X déboires amoureux, tu te dis que sortir avec un ami est peut-être LA solution.Au moins, t'as pas l'impression "d'être devant une boîte vide qu'il faut remplir" (expression de l'ex ami en question), vu que tu connais déjà pas mal de choses de lui et vice versa.Quelque part c'est rassurant, et tu te dis que ça ne peut que marcher.Et puis non en fait, il s'avère que ça marche pas.Et du coup, t'es doublement perdante car tu te retrouves sans mec, et sans ami pour te dire que t'es la plus belle, que ce mec il a rien compris, et que c'était rien qu'un gros con qui te méritait pas.Le cul a tout gâché (d'où le titre de l'article).On a essayé de rester amis, mais en vain, car il y avait encore trop d'ambiguïté...Je me suis mentie à moi-même en essayant de me persuader que je n'attendais rien de plus que de l'amitié de sa part.Evidemment tout le monde m'avait prévenu:"laisse passer du temps, fais le deuil de cette relation, et après, peut-être, vous pourrez redevenir amis".Mais moi, bien sûr, je n'ai rien voulu entendre, je me suis crue plus forte que les autres, j'ai foncé droit dans le mur et j'ai été bien sonnée.Donc aujourd'hui, chers gens, je l'avoue en exclusivité mondiale:vous aviez raison, j'avais tort (putain, ce que j'aime pas avoir tort!!!)Depuis peu, c'est le silence total.Il me manque ce con (ouais je sais, j'ai une façon d'exprimer mon affection parfois surprenante).Mais bon, pour une fois, j'ai écouté les autres lorsqu'ils me disaient qu'il fallait couper les ponts et j'ai fini par le faire.Maintenant il ne me reste plus qu'à les croire quand ils me disent que c'est mieux comme ça...
Pour revenir à Grey's Anatomy, je ne sais pas comment ça se termine pour George et Izzy car je n'ai pas encore vu la fin de la saison (ceux qui l'ont vue seront sympa de ne rien dévoiler, merci), mais bon, vu qu'il s'agit d'une série, américaine qui plus est, y a fort à parier que ça se terminera bien.
Comme le titre de ce post, c'est avant tout le titre d'une super chanson de Robots in disguise, un groupe de filles qui en ont, en voici le clip:
PS :Je viens de me rendre compte que ce mois-ci ça faisait un an que j'avais commencé à tenir ce blog, donc HAPPY BIRTHDAY le blog!!!!
07 septembre 2008
Le syndrome du pervers narcissique
Je suis pas fan de tout ce qu'on peut ranger dans la catégorie "psychologie et cie" (peut-être parce que ça ne m'a jamais été d'une grande aide, mon cas étant définitivement désespéré!!!).Aujourd'hui c'est pourtant un post dans ce goût-là que je propose.Le texte n'est évidemment pas de moi (bah oui, moi je suis du genre à être analysée plutôt qu'à analyser), je me suis contentée de lire attentivement (ça, je sais faire) et de relever les extraits qui me parlaient le plus.J'ai donc découvert que dans ma carrière d'amoureuse déçue, mon chemin avait croisé celui de mecs qu'on peut qualifier de "pervers narcissiques".
Le profil du pervers narcissique
"Certains ont un très bon niveau culturel. Tous sont intelligents et particulièrement bons psychologues."
"ils ont un total mépris pour toutes lois ou contrainte morales. Leur morale est, le plus souvent, celle de la morale ou la loi du plus fort et/ou du plus rusé, du plus retors.(...)Ils n’ont du respect que pour les gens plus forts qu'eux, ayant plus de pouvoir et de richesse ou plus combatifs qu'eux. Faire preuve d’humanité, de sensibilité est souvent vu par eux comme l’expression d’une forme de naïveté ou de sensiblerie qui n’a pas lieu d’être. Seuls les résultats comptent : « la fin justifie les moyens »."
"Le pervers narcissique n'éprouve aucun respect pour les autres, qu'il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d'autorité ou servant ses intérêts. Il fait des promesses qu’il ne tiendra pas, sachant que « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient »."
"Son unique objectif est d’obtenir un bénéfice pour sa propre personne. Il essaye de profiter à chaque instant de toute opportunité, de toutes les situations, de toutes les personnes rencontrées - ces personnes étant systématiquement instrumentalisées tant que cela est possible - pour en tirer, autant que possible, avantage pour lui. Sa philosophie est toujours utilitariste."
"Il n'est « courageux » que quand il est sûr de gagner, et que cela va dans le sens du renforcement gratifiant de son image narcissique."
"Leur loi est celle de leur désir, immédiat, dans l'instant. Tout doit leur céder systématiquement. C’est comme s’ils étaient demeurés, à l’âge adulte, un enfant gâté."
"Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune « humanité », aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculeurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui.Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être totalement remplis, en apparence, de bons sentiments humains et d’une sincère empathie pour autrui.Les pervers peuvent se passionner pour une personne, une activité ou une idée, mais ces flambées restent très superficielles. Ils sont en fait souvent vides d’intérêts, sauf pour leur intérêt immédiat. Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil (pour les autres)."
"La séduction perverse ne comporte aucune affectivité, car le principe même du fonctionnement pervers est d'éviter tout affect. Les pervers, tout comme les paranoïaques, maintiennent une distance affective suffisante pour ne jamais s'engager vraiment. L'efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l'observateur extérieur n'imaginent pas qu'on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l'autre."
Ils se disent souvent :« Pourquoi aurais-je un problème de conscience, ce n’est quand même pas de ma faute si elle est à ce point stupide ou naïve. Je n’y suis pour rien si elle est si naïve »
Le profil des victimes
"Elles sont dotées des qualités que le pervers précisément convoite : douées et cherchant toujours à donner le meilleur d'elles-mêmes, elles sont séduisantes. Vives et extraverties, elles aiment parler de leurs réussites et exprimer leurs joies. Etant profondément généreuses, elles ne peuvent se résoudre à admettre la perversité de leur bourreau et s'appliquent à lui trouver des excuses. Toujours prêtes à se sentir responsables, voire coupables, acceptant facilement la critique, elles s'épuisent à donner au pervers une impossible satisfaction."
"Elles introjectent la culpabilité : « Tout est de ma faute ! », ce qui permet au pervers narcissique une projection hors de soi-même en rejetant la culpabilité sur l'autre : « C'est de sa faute ! »"
"Le pervers recherche souvent une personnalité maternelle, aimante, dévouée, parce qu'il a besoin d’être aimé, admiré - même et surtout s'il est lui-même incapable d’aimer -, d’avoir quelqu'un entièrement à son service. Mais l'attirance qu'il ressent pour elles n'exclut pas la haine."
"Il prend le plus souvent ses victimes parmi des personnes pleines d'énergie et d'amour de la vie, pour les vampiriser et les « dévitaliser ». Il choisit de préférence des personnes honnêtes, sincères, gentilles, qui cherchent vraiment à consoler et à réparer, mais aussi naïves, sans trop d’esprit critique, voire fragiles, afin de les amener plus facilement et plus rapidement à accepter une relation de dépendance."
"La victime recherche souvent de son côté une personne forte et charismatique qui la rassure, et c’est là justement l'image que le pervers veut donner de lui."
"Le pervers vit et se nourrit de l’espoir que la victime place, naïvement ou désespérément, en lui ou en quelque chose qu'il lui fait miroiter en permanence par des promesses fallacieuses. Cet espoir, pour la victime harcelée, est de « guérir » le harceleur et c'est cette illusion qui la fait rester dans la relation, et continuer à subir les attaques qui la détruisent sans réussir à la « décrocher » pour autant."
"On s'étonne souvent que, malgré l’évidence des preuves, les victimes ne quittent pas leur bourreau. Mais c'est qu'en elles se mêlent aussi fierté, aveuglement, entêtement, dissonance cognitive, refus de la réalité. (...)Il y a souvent chez elles un amour fier, fanatique et aveugle (voire délirant), pour le compagnon ou l'enfant pervers. Par orgueil elles ne veulent pas se reconnaître comme victime, car elles espèrent toujours contrôler la situation. Du moins le pervers le leur laisse-t-il croire, alors que c’est toujours lui le vrai marionnettiste qui sait tirer les bonnes ficelles."
Ruses, stratégies et tactiques des pervers narcissiques
"Contrairement au pervers de caractère, qui irrite son entourage par ses revendications et nie radicalement l’autre, le pervers narcissique, lui, réussit à créer un élan positif envers lui. Comme toute personne manipulatrice, il sait se rendre aimable."
"Il commence par vous encenser. Vous êtes le meilleur, le plus doué, le plus cultivé… Personne d'autre que vous ne compte pour lui (il n'hésite d'ailleurs pas à dire la même chose successivement à plusieurs personnes). Ces éloges et ces protestations d'attachement lui permettent de mieux « vous couler » ensuite en jouant sur l'effet de surprise, et de vous atteindre d'autant plus que vous ne vous attendiez pas à l'attaque et qu'il a en outre pris soin de choisir précisément le moment où vous pouviez le moins vous y attendre.Le pervers narcissique se complaît dans l'ambiguïté. Par ses messages paradoxaux, doubles, obscurs, il bloque la communication et place sa victime dans l'impossibilité de fournir des réponses appropriées, puisqu'elle ne peut comprendre la situation. Elle s'épuise à trouver des solutions qui seront par définition inadaptées et rejetées par le pervers dont elle va susciter les critiques et les reproches."
Article à lire entièrement ici
Voilà vous êtes prévenus:si vous rencontrez un spécimen du pervers narcissique (ou de la perverse, car ce syndrome existe aussi chez les femmes, bien évidemment), FUYEZ!!!!!!
06 avril 2008
To love or not to be...
Il y a looooongtemps, j'avais dit à mon ami Doudou que je voulais écrire un article sur le sentiment amoureux, mais que j'hésitais car c'est, à mon avis,un exercice périlleux.En effet,déjà c'est pas évident de retranscrire exactement ce que je ressens à ce sujet.Et surtout je voudrais éviter de tomber dans le plus pur style Barbara Cartland...pas envie d'écrire un paquet de niaiseries, on n'est pas sur Sklyblog ici!!!Et même si à mon corps défendant j'ai un côté sentimental qui s'accorde assez mal avec mon côté brut de décoffrage, je pense pas être quelqu'un qu'on pourrait qualifier de niais.Bref, comme je n'ai qu'une parole,je retrousse mes manches et me lance.
Tout d'abord, faut savoir que bien qu'étant une jeune femme moderne, je suis de la vieille école en ce qui concerne les relations amoureuses.Ainsi, j'aime beaucoup la série Sex and the city (mais l'ayant découverte sur le tard, je ne l'ai jamais trouvé vraiment novatrice, puisque désormais, des nanas qui parlent de cul et qui utilisent des vibromasseurs, ça ne choque plus personne, et tant mieux je dirais), les multiples conquêtes de Carrie Bradshaw et cie me laissent un tant soit peu perplexe.Quand après une rupture on me dit "allez, passe au suivant maintenant", moi je dis "euh, pardon???" Je ne passe pas d'un lit à l'autre, putain.Qu'on ne se méprenne pas, je ne porte aucun jugement sur les gens qui ont ce type de comportement ou qui sont adeptes du cul pour le cul.C'est juste tout simplement pas pour moi quoi.J'ai pratiqué une fois et ça ne m'a rien apporté.Mais même si chacun emprunte des chemins différents je sais bien qu'au fond, on cherche tous la même chose: la personne avec laquelle on pourra faire notre vie, ou au moins un peu de route.
Depuis que j'ai l'âge d'y penser, j'ai toujours placé l'amour au premier plan de mes priorités, ce qui ne veut pas dire que lorsque j'ai quelqu'un dans ma vie, je vis d'amour et d'eau fraîche, je suis aux abonnés absents pour mes potes ou ce genre de comportement ridicule.Ceci étant dit, ma dernière relation en date m'a tout de même fait prendre conscience que ma vie amoureuse pouvait prendre le pas sur ma vie tout court, et que j'étais vite débordée.Je rembobine (au cas où toi, lecteur, t'aurais pas suivi le film):au tout début de l'année 2008, deux événénements "super-hyper-méga cool" se sont produits:je débutais une histoire d'amour avec un mec que je croyais fait pour moi et parallèlement, j'apprenais que j'étais admissible à un concours hyper sélectif.Donc, grosse euphorie quoi, j'étais sur un ptit nuage et me sentais invincible.Sauf que mon histoire d'amour s'est avérée plus complexe que je ne l'aurais cru, et ça m'a bouffé pas mal de temps et d'énergie pour essayer de la vivre puis de la sauver...et bien sûr, cela s'est fait au détriment des mes révisions pour l'oral du concours.Ca me fait penser à la chanson de Jenifer (je sens déjà certaines lectrices bouillir à l'évocation de cette chanteuse, et je m'attends à subir leurs foudres!!!): "Y a comme un hic/Tout ce bonheur, qu'est-ce que ça cache/C'est pas logique/Y a comme un hic/Qu'est-ce qui va m'tomber sur le coin...".Ben ce qui m'est tombé sur le coin de la gueule, c'est 1) une rupture par téléphone, alors que ce soir-là j'appelais gentiment mon mec comme tous les soirs...et 2) un échec lamentable au concours.Conclusion:je n'ai pas su gérer en même temps deux événements pour moi exceptionnels.En espérant que cela me serve de leçon à l'avenir...
Initialement, j'avais l'intention d'écrire un dernier paragraphe ici, mais finalement ça fera le sujet d'un autre article (ça y est, je me mets à vouloir fidéliser le lecteur, déjà que je commence à faire la pub de mon blog un peu partout...!!!)
Je sais que je ne serai jamais heureuse sans amour, mais l'amour ne me rendra pas forcément heureuse.C'est-à-dire que j'ai bien pris conscience que ce n'est pas le fait d'être en couple qui résoudra tous mes problèmes.Et même si l'amour m'a fait du mal, j'ai pas envie d'y renoncer:je veux pas arrêter de sourire connement dans le RER au milieu de la foule moite et bruyante parce que j'écoute "Down in a hole" de Alice in Chains et que ça me fait penser à mon mec...L'exemple choisi n'est évidemment pas fortuit...
Le mot de la fin:l'amour, c'est un peu comme l'alcool:c'est bon, ça fait tourner la tête, mais on peut vite en être dépendant...donc, à consommer avec modération...!!!
Je rassure tout le monde,l'illustration sonore de cet article ne sera pas Jenifer,mais bien Alice in Chains,avec Down in a hole,version unplugged of course:
14 novembre 2007
-M-le maudit
Devant l'insistance de mes lecteurs, je reprends la plume...ou plutôt la souris
Donc aujourd'hui j'ai décidé de parler d'un de mes ex, ma dernière relation "sérieuse" en date en fait. Pour respecter son anonymat (ce qui est préférable pour lui, vous comprendrez en lisant la suite ), on l'appelera M le maudit, M étant bien sûr l'initiale de son prénom et maudit parce que...vous verrez bien!!! (petite dédicace à mon pote David qui a trouvé ce surnom et qui ne manquera pas de venir lire cet article mais qui ne veut pas s'inscrire sur Myspace "tu fais chier bordel, du coup tu peux pas me laisser de commentaires!!!")
J'ai rencontré M le maudit lors d'un stage à Nancy. C'était un grand brun comme je les aime, un peu dégingandé, maladroit, rêveur, toujours le nez dans un bouquin (en anglais, bilingue en plus le mec!) et aux magnifiques yeux bleus. Bon, lorsque j'ai décidé de parler de mon coup de coeur à une copine, elle m'a fait remarquer, à juste titre "mais t'as vu comment il est fringué?". Certes, il avait pas la dégaine du jeune premier. Mais je ne me suis pas arrêtée à ce "no look". Le problème était qu'a priori, j'étais invisible à ses yeux. Et puis les rares conversations qu'on avait eu ensemble ne m'encourageaient guère à tenter ma chance, puisque je ne sais plus dans quel contexte il m'avait fait comprendre qu'il n'aimait pas plus que ça les filles qui se maquillent...hum, hum, bien sûr JE me maquille...De plus, il était tout le temps fourré avec une espèce de laideron, sans grâce aucune, et grande gueule par-dessus le marché...Rien à voir avec moi, évidemment !! Bref, étant donné que le stage touchait à sa fin et qu'à son terme nous allions tous être mutés aux quatre coins de la région parisienne, il fallait agir et vite!!! Ne sachant trop comment m'y prendre (ben oui, je suis timide et en plus vu qu'il était hermétique à toute tentative d'approche...), j'ai utilisé la bonne vieille méthode de l'intermédiaire, digne d'une collégienne de 13 ans. Et donc c'est ce cher David (cité plus haut) qui s'y est collé, histoire de tâter le terrain. Apparemment, M était très surpris, mais n'était pas contre. Je vous fais la version courte. Après plusieurs rendez-vous j'étais encore incapable de juger si M était attiré par moi ou pas. Il ne disait pas non, certes, mais ne disait pas oui non plus. Un soir où il me raccompagnait chez moi après avoir dîner au restaurant, n'y tenant plus, je lui ai fait comprendre que s'il ne m'embrassait pas là tout de suite maintenant, c'était plus la peine de qu'on se voit. Alors il a fait un truc bizarre, que je n'oublierai jamais je crois, il s'est regardé dans la vitre de la loge de la concierge, s'est passé la main dans les cheveux, et a dit "je ne comprends pas ce qu'une fille comme toi peut trouver à un mec comme moi". Sur le coup, j'ai pris ça un peu comme un compliment, mais par la suite j'allais découvrir que j'avais tort. Bref, il a fini par agir: sans crier gare, il s'est approché de moi, m'a plaquée contre les boîtes aux lettres, et m'a embrassée...Mais ce baiser me fit presque regretter d'avoir tant insisté: j'avais l'impression d'être face à un collégien qui roulait sa première pelle...Donc au bout d'un moment, j'ai mis fin à mon supplice, en prétextant qu'il se faisait tard...(oui je sais, c'est nul comme prétexte! mais que pouvais-je dire d'autre??!!!) Et il s'est enfui limite comme un voleur... Trois jours plus tard, nouveau rendez-vous était pris.Il arrive, il se penche pour...me faire la bise, genre à une vulgaire copine!!! j'ai dévié la trajectoire, évidemment, mais bon, ça le faisait moyen quand même! Après avoir fait les courses pour le repas du soir, direction son appart. Et arrivés devant la porte:problème:il commence à chercher partout mais rien à faire, il avait paumé ses clés...Super le deuxième rencard!!! On a retraversé tout Paris en sens inverse, bref je commençais à un être un peu vénère! Mais ça s'est bien terminé. Quelque temps plus après ça: 1ere nuit chez lui. Et c'est là que ça se gâte...Après un bon dîner et de bons cocktails, on finit par aller se coucher, et là une chose en entrainant une autre...Mais au moment où j'approche ma main pour... il me repousse. Pas découragée pour autant, je réitère la manoeuvre...et là, il me prend carrément la main et la garde serrée dans la sienne pour pas que je recommence!!! Vexée, je demande: "y a un problème??? -.... -???? -Chui complexé - Quoi??? -Chui complexé... -Ah... "que voulez-vous répondre dans ces cas-là??!) En réalité, non seulement il était complexé par la taille de son ptit oiseau, mais en plus, il s'est avéré qu'il était toujours puceau (remake du film 40 ans, toujours puceau sauf que là vous pouvez remplacer 40 par 26, ce qui est somme toute moins grave...quoique...). Un peu sonnée sur le coup, je me suis pas découragée pour autant car à part ça, on s'entendait bien, donc son "problème " ne constituait pas,à mes yeux, une raison valable pour le larguer, même si une amie bien intentionnée m'avait dit "t'as déjà eu assez de problèmes avec les mecs, qu'est-ce que tu t'emmerdes avec un mec comme ça, largue-le au plus vite!!!" Et moi, non, toujours à vouloir aider les autres...et puis j'étais amoureuse... Ce qui m'insupportait au plus haut point, c'était son refus d'en parler. Certes, ça doit pas être évident, je le reconnais, mais je suis une fille avec qui on peut parler de tout, sans tabou. Et faire l'autruche, c'est être lâche et faible, chose que je déteste. Donc, forcément, on s'engueulait tout le temps.Puis, on est partis en vacances...Je pensais que la plage, la chaleur etc etc allaient peut-être le motiver un peu...Pensez-vous...Le soir quand on allait se coucher, monsieur prenait son bouquin et lisait jusqu' à ce que je m'endorme, afin d'éviter le moment crucial...Idem pendant la sieste l'après-midi...Quand je me réveillais, il n'était plus à côté de moi, je le cherchais partout, le plus souvent il était sur la terrasse, toujours avec son foutu bouquin de 1000 pages d'heroic fantasy à la con...je m'approchais, il me caressait la main comme on caresserait un chien, parfois il daignait lever les yeux 30 secondes de son bouquin, me faisait un petit sourire poli, genre "t'es bien gentille, mais tu me fais chier"... Par égard envers moi-même, je ne raconterai pas la fin de mon histoire avec M le maudit (oui j'ai envie de m'épargner un peu aujourd'hui), mais il a brisé ce qui restait de mon coeur...Donc cet article, c'est en quelque sorte ma vengeance et encore je pense que je n'ai pas été trop méchante. En souvenir, une chanson qu'il m'a fait découvrir (il m'aura au moins fait découvrir quelque chose!) d'une artiste dont je suis devenue fan, et qui me fera toujours penser à lui:
Beau comme garcon
envoyé par gaetlebrun
04 octobre 2007
Mon meilleur ami...
Chère Eve, j'espère que tu ne m'en voudras pas, mais en lisant ton éloge du Denis, ça m'a donné envie d'écrire un article sur mon ami à moi...(de toute façon, d'accord ou pas d'accord, je fais ce que je veux, na ! ) Ce que j'aime chez lui: Je peux tout lui dire, mais quand je dis tout, c'est tout!!! Bon je crois qu'au début il a eu un peu de mal à supporter mon besoin de toujours tout raconter dans les moindres détails ainsi que ma manière de parler de cul, toujours très crue (ben quoi, c'est pas réservé qu'aux mecs, nous les filles quand on se met à parler cul, on fait pas dans la dentelle, et surtout pas moi!!) mais bon, il a fini par s'y faire. Je peux lui envoyer un pauvre texto larmoyant à deux balles comme je sais si bien le faire et il m'appelle de suite (ou presque) pour essayer de me consoler. Bon, dans ces moments-là c'est surtout lui qui parle car moi à part renifler lamentablement je peux pas faire grand chose d'autre, car si j'essaie de faire sortir un son de ma bouche, c'est les chutes du Niagara qui recommencent... On se fait des bonnes bouffes. Par exemple, cet été, sur les 10 jours qu'on a passé ensemble, y a eu 10 restos!!! On boit des cocktails en mangeant des chips Lay's (c'est super important les chips Lay's, c'est cette marque-là et pas une autre hein!!!) sur la terrasse, et en même temps on mate les voisins d'en face (Georges et son épouse, les jeunes d'en bas qui sont je-sais-pas-combien dans leur appart, le vieux couple avec leur ventilo, la meuf en slip sur son balcon...) On part à la chasse à la cagole (ben oui, mon meilleur ami habite dans le Sud)...Lui: "putain, elle est bonne celle-là" et moi: "ouais, pas mal, tu devrais te la faire".Ben ouais, on n'est pas des poètes... On fait les gros cakos dans la voiture, musique à fond les ballon, on roule vite (bon, j'aime pas trop quand on roule vite surtout quand on est sur les petites routes espagnoles, en hauteur et avec plein de virages et qu'on vient de s'enfiler une paëlla avant...et puis d'abord c'était mieux dans la Fiesta avec les vitres teintées!!!) Notre amitié a survécu a pas mal d'obstacles...et ça c'est vraiment chouette. Ce que j'aime moins, mais que je supporte quand même parce que je l'aimeuh: Ses silences...(parfois) La distance qui nous sépare (quelle idée d'aller s'enterrer dans le Var pour lui, à Paris pour moi, on n'aurait jamais du quitter Metz!!) Son chien obsédé sexuel, qui m'a presque violée, et je rigole pas (les bleus sur mes cuisses, c'était quoi?!! c'est pas ma faute si j'ai pas d'autorité avec les chiens!!!). Mais bon je l'aime bien quand même le Winnie,même s'il est un peu con des fois! Quand il m'appelle pendant Prison Break (mais non je plaisante, tu passeras toujours avant Michaël Scofield et tu peux m'appeler quand tu veux, j'arrête tout ce que je suis en train de faire quand je vois ton nom s'afficher sur mon portable) Quand il m'appelle bourré, qu'il me fait croire que non, il n'est pas bourré, et qu'il me dit mes 4 vérités (parfois ça me fait pas de mal, remarque, et je préfère qu'on se dise tout...par contre je te le redis encore une fois, JE NE SUIS PAS UNE FILLE SUPERFICIELLE!!!) Quand je lui parle de son frère qui me plaît bien et qu'il me dit: "même pas en rêve t'y touches!!!" Que son Internet déconne (ben oui je viens enfin de m'y mettre, et toi tu pourras même pas lire cet article qui t'est consacré..merde, t'assures pas!!!) Bon, y aurait certainement beaucoup d'autres choses à dire, mais ça sera tout pour l'instant. Je terminerai en vous conseillant d'écouter Best friend des Maximum Kouette.
Les filles qui sortent avec des mecs mariés...
Pour mon 1er article, j'attaque direct par un sujet épineux et prétexte à polémique, histoire d'annoncer la couleur de ce blog: ici on dit les choses franchement, sans langue de bois (mais avec une vraie langue de pute!!!) et sans se soucier du qu'en-dira-t-on. Ceux qui voudront me juger n'ont rien à faire sur cette page et sont priés d'aller voir ailleurs si j'y suis. Ben oui, j'ai eu une aventure avec un mec marié...Je ne m'en vante pas, loin de là...mais je n'en ai pas honte non plus. J'entends déjà les oies blanches et les mères-la-morale prêtent à pousser les hauts cris et à me traiter de salope, de marie-couche-toi-là et autres noms d'oiseaux...Car oui, j'ai pu constater que les personnes les plus promptes à porter un jugement négatif sur cet épisonde de ma vie étaient toutes de sexe féminin, et qui plus est, toutes mariées ou tout du moins en couple...Normal, me direz vous, puisque je représente leur pire cauchemar...Remarque, je les comprends: fut un temps, et pas si lointain que cela, où je me disais "moi jamais je tromperai mon mec et jamais je sortirai avec un mec qui est déjà en couple.." Eh oui j'avais encore quelques principes moraux à cette époque. Mais voilà, toutes ces certitudes à la con, ces idées toutes faites, ont volé en éclat. Car, je voudrais que les gens qui m'ont mal jugée comprennent bien ceci: on ne décide pas de tomber amoureuse d'un mec marié. On ne se réveille pas un matin en se disant "tiens, et si j'allais tâter du mec marié?". D'ailleurs la plupart du temps, et ça l'a été dans mon cas, c'est le mec marié qui vient à toi, et non l'inverse. N'en déplaise à certain(es), c'est généralement lui qui cherche. Il cherche quoi d'ailleurs? Normalement il a tout ce qu'il faut à la maison, alors pourquoi a-t-il envie d'aller voir ailleurs? Ben parce qu'il a besoin de se rassurer, de voir qu'il plaît encore. Et aussi pour pimenter un peu sa vie sexuelle, devenue quelque peu monotone, par certaines pratiques plus exotiques, dirons nous. Désolée mesdames, mais un mec violé par une nana, c'est tout de même relativement rare. Je précise que je parle là d'une nana tout ce qu'il y a de plus normale, et pas de la chienne en chaleur qui saute sur tout ce qui bouge. Dans ce genre d'affaire, les deux protagonistes ont leur part de responsabilité, et j'assume la mienne. Mais ce qui me tue, c'est que si tout cela est dévoilé au grand jour, c'est la fille qui se prend tout dans la gueule: "t'as vu, machine, elle a couché avec un homme marié, c'est vraiment qu'une grosse salope"...Et sur le mec en question, bizarrement, rien... Pourquoi et comment en suis-je arrivée là? Disons que lorsqu'on a une vie sentimentale aussi désastreuse que la mienne (ça va du déséquilibré mental alcoolique et violent, au timide impuissant et qui refuse d'aborder le probleme, en passant par de longues périodes de célibat, histoire de vous donner une petite idée), arrive un moment où on sature de tant de malheur et de solitude, et où on finit par craquer pour la 1ere personne qui nous fait des compliments et pour qui on a l'impression d'être la fille la plus belle et la plus sexy de la planète...Mon mec marié m'a donné cette impression-là et pour ça, je le remercie car grâce à lui, je me suis sentie vraiment bien pendant une période...qui n'a pas duré évidemment, tout comme notre pseudo-histoire. Evidemment ça ne s'est pas terminé comme je l'aurais voulu. Evidemment j'ai morflé. Même si je m'y attendais, ça a fait mal quand même. Mais, et ce sera le mot de la fin, et pour citer une certaine Edith Piaf, JE NE REGRETTE RIEN!!!Ce que j'ai ressenti pour lui était réel, fort et violent car inattendu.Même si je savais que c'était voué à l'échec, j'ai vécu le truc jusqu'au bout, intensément. Parce que je suis comme ça: j'ai besoin de vivre les choses à fond, sans tricher, de prendre des risques. Et tant pis si je saigne un peu en route. Toute cette histoire n'a donc pas été négative puisqu'elle m'a fait m'accepter telle que je suis, sans me préoccuper du regard des autres. Tous ceux qui ont voulu me faire changer (et il y en a eu), JE VOUS EMMERDE!!! oses franchement, sans langue de bois (mais avec une vraie langue de pute!!!) et sans se soucier du qu'en-dira-t-on.

