Je ne suis pas méchante, même si je parle fort

Les tribulations d'une jeune femme belle, drôle et intelligente, mais aussi rebelle, chieuse et gueularde, ce qui peut occasionner quelques problèmes relationnels avec son entourage

05 octobre 2008

Sunday bloody sunday...

Une fois de plus, c'est un post tout en gaieté et en joie de vivre que je te propose ce soir.En même temps, c'est pas pour me trouver des excuses, mais c'est dimanche soir, et le dimanche soir, c'est normal d'avoir un peu le cafard, non? Stigmate laissé par nos jeunes années, où on pleurnichait et/ou ronchonnait à l'idée de retourner à l'école le lundi.Enfin je dis ça, mais ça a jamais été mon cas, moi j'étais pressée d'y retourner.Plus pour revoir les copines que pour étudier, je suis une ex-première de la classe, certes, mais faut pas pousser.Et pour le boulot c'était pareil, contente d'y aller car y avait toujours une meilleure ambiance que chez moi.Car le samedi soir j'ai beau sortir la boule à facette et me déhancher à moitié nue sur I love to love de Donna Summer ou tout autre tube disco, toute seule c'est pas terrible (il est clair que je n'ai pas de boule à facette chez moi hein, c'était juste une image).Enfin ça, c'était jusqu'à ce que je doive me taper un marathon en transports en commun pour me rendre au taf.Depuis, bizarrement, j'ai nettement moins envie d'y aller.

Enfin, bref, je m'égare.Cet aprem je suis allée au Salon Zen.Mais j'ai beau avoir goûté des tisanes aux vertues apaisantes, humé des huiles arômatiques et des vapeurs d'encens censées être relaxantes, appris qu'on pouvait devenir maître de soi-même en suivant la voix des contes de fées (non j'ai pas fumé les feuilles de thé, si tu me crois pas, clique ici), et fait un coucou à ma Rousse préférée, je ne me sens pas zen pour autant.Bon, je sais bien que c'est pas la tonne de tisanes que j'ai achetée qui me fera trouver la paix intérieure (par contre, le chemin des toilettes, certainement).Mais dans le doute, je ne m'abstiens pas.Je me suis dit que ça m'aiderait peut-être d'écrire ici les questions que je me pose.J'y crois pas une seule seconde, mais en tout cas, ça peut pas faire de mal (quoique...).Un, deux, trois, c'est parti pour la retranscription de mes questionnements intérieurs:

Pourquoi j'aime les gens qui ne m'aiment pas? Pourquoi je continue de croire en quelque chose qui n'existe pas, et qui n'a même probablement jamais existé (nan, c'est pas du Père Noël que je parle)? Pourquoi jour après jour je me bats pour essayer de ressusciter une amitié qui est morte et enterrée? Pourquoi je m'accroche, jusqu'à l'épuisement et l'écoeurement mutuels? Pourquoi je n'arrive pas à dire au revoir, tout simplement? Pourquoi la pomme que je viens de bouffer et que j'ai payé une fortune était-elle si dégueulasse? (oups, je suis hors sujet là).Tout ça vient de me faire penser aux paroles d'une chanson de Chimène Badi (oui je sais, j'ai des goûts musicaux tout à fait exquis), "Même si tous les mots de mon coeur ne croisent jamais ton chagrin.Et même si j'ai mal, même si je pleure, ne dis pas le mot fin".Ca me ressemble assez.D'ailleurs, pendant qu'on en parle, quelqu'un a des news de Chimène Badi?

On n'entre pas facilement dans ma vie.On n'en sort pas facilement non plus.Faut le savoir avant de vouloir entamer une relation amicale ou amoureuse avec moi.Mais vu la façon dont les choses ont tourné pour moi ces dernières années, je pense que le mieux c'est de ne plus laisser entrer personne.Comme ça, plus d'euphorie, certes, mais plus de déception ni de souffrance.Car à quoi bon être heureuse pendant un mois si c'est pour être malheureuse les huit suivants? J'aime pas trop cette nouvelle façon de penser qui ne me ressemble guère.J'ai jamais été partisane du moindre effort.J'ai jamais été du genre à pas prendre de risques sous prétexte que j'étais pas sûre de gagner.Bien au contraire.Mais j'ai assez joué et j'ai surtout assez perdu.Donc mon coeur et moi-même montons nous enfermer dans notre tour d'ivoire.Et qu'on ne vienne pas nous délivrer.

Pour finir, deux chansons qui ont pour point commun de porter le même titre et de ne pas être très gaie.La première, d'Alicia Keys, qui m'a bien fait pleurer lors de son concert."How do you find the words to say goodbye"...
La deuxième, chantée par Manu, la chanteuse du groupe Dolly, qui revient avec un album solo."Et je dis goodbye, et les mots me manquent, un peu comme toi"...
Pour les lecteurs atteints de la maladie d'Alzheimer, ou pour ceux qui étaient trop jeunes pour s'en souvenir, Dolly c'était ça:

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21 septembre 2008

Sans titre...

Il n'a jamais été question pour moi de tenir un blog quotidien, mais là ça deviendrait presque du foutage de gueule tellement je ne le mets pas à jour.Je pourrais mettre mon silence sur le compte du manque de temps, de la fatigue, du fait que je passe tous les jours 3h dans les transports, blah blah blah...Mais ce ne serait que pur mensonge et cher lecteur, je ne te dois rien si ce n'est la vérité.

En fait, si je me fais de plus en plus rare ici c'est parce que j'ai plus vraiment envie d'écrire.Deux raisons à cela:

- la première, c'est le fait que j'ai un peu trop ouvert ma gueule à dire que je tenais un blog, résultat, beaucoup trop de gens que je connais dans la vraie vie me lisent et du coup sont au courant de choses qu'ils n'étaient pas censés savoir.J'en ai un peu ras-le-bol que des propos tenus par moi-même sur ce blog me reviennent aux oreilles, sortis de leur contexte voire totalement déformés, ou encore d'avoir à me justifier sur telle ou telle chose que j'ai écrite.Il me semble que j'ai toujours préservé l'anonymat des gens que j'évoque sur ce blog (excepté les collègues blogueurs que je nomme et dont je mets le lien).

- la deuxième, c'est que j'ai plus vraiment envie d'écrire.Et si j'ai plus vraiment envie d'écrire, c'est pas parce que je n'aime plus ça, mais plutôt parce que je manque de matière.Depuis presque un an que j'ai commencé ce blog, je pense avoir plus ou moins fait le tour de ce que j'avais à dire.Tu me diras qu'en général, un blog c'est pas fait pour y écrire des choses transcendantales, on y retranscrit sa vie, ni plus ni moins.Sauf qu'en ce moment, ma vie est vraiment très, très chiante.A moins que toi aussi tu n'aies une vie très, très chiante et que, histoire de passer le temps, tu serais presque intéressé de savoir:

Que dans moins d'un mois, je passe l'écrit d'un concours et que je n'ai pas ouvert le moindre bouquin.Que sachant qu'au programme des réjouissances y a notamment du droit et de l'économie alors que moi j'ai fait des études d'espagnol, ça risque d'être plutôt chaud pour ma gueule.Et que si j'espère réitérer le coup d'éclat de l'année passée (où j'avais réussi à être admissible à l'oral sans avoir rien foutu), je me mets le doigt dans l'oeil, et ce jusqu'au coude.

Que cet aprèm, je suis allée voir Mamma Mia et que maintenant j'écoute Abba en boucle.Ceci dit, ce film est assez cucul la praline, mais sauvé par sa BO.En parlant d'Abba, depuis que j'ai vu le film Muriel y a une paire d'année, sache que lorsque je me marierai  si je me marie, je veux remonter l'allée centrale à l'église sur Dancing Queen.En même temps, c'est pas comme c'était demain la veille que ça allait arriver...

Que hier soir, j'ai tenté de me suicider en absorbant une dose massive d'Apéricubes (ouais, pour mes excès alimentaires j'ai laissé tomber les céréales muesli au chocolat au profit de la Vache qui rit).Mais bon, ça n'a pas marché.J'ai juste eu une très grosse envie de gerber, du coup j'ai passé la soirée au lit avec le chauffage à fond à regarder des vieux épisodes de Veronica Mars (je trouve d'ailleurs que c'est un pur scandale que cette série ait été annulée).

Que je me suis remis en chasse sur le net, pour essayer de me trouver un petit ami potentiel (enfin, en premier lieu, faudrait déjà que j'en trouve à qui j'ai envie ne serait-ce que d'envoyer un mail, et les candidats sont rares).Mais si je veux vraiment être honnête, je cherche juste désespérément un mec qui me fera oublier mon ex, même momentanément.Parce que bon, on a beau dire qu'on ne doit pas aimer dans le but d'avoir quelque chose en échange, aimer en silence toute seule dans son coin, c'est bien gentil m'enfin au bout d'un moment voilà quoi...

Et pis c'est tout, je vais pas non plus te dire combien de fois je suis allée pisser dans la journée.

Après avoir lu ce petit post bien inutile, je pense que tu te dis que si c'est pour dire ça, vaut mieux que je m'abstienne d'écrire, non?

Allez, comme je t'en ai parlé, tu mourrais d'envie de l'écouter hein? ;)

Posté par sappho1306 à 21:42 - J'aime écrire même quand j'ai rien à dire - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 septembre 2008

C'est la rentrée...

Comme visiblement mon lectorat ne sait pas apprécier la psychologie, je reviens à des posts plus accessibles;-)Je sais que t'en as rêvé et donc je vais le faire:te raconter ma rentrée.

Car, oui, lundi 1er septembre pour moi aussi c'était la rentrée.J'avais fière allure avec mon nouveau cartable Barbie, j'te dis pas et j'ai même pas pleuré quand maman est partie.Nan, allez j'arrête de déconner.Mais depuis 15 jours, il est vrai que j'ai commencé un nouveau taf.Eh oui, après un an de formation, je suis de retour dans la vie active.Autrement dit, fini de traîner en pyjama le matin jusqu'à pas d'heure, fini d'écrire des posts à tout va et fini de lire vos coms et d'y répondre (bon, j'exagère un peu là).Et pour ce come-back fracassant, je n'ai pas fait les choses à moitié puisque je bosse désormais dans une autre région, à 50 kms de chez moi.Bah oui, je me suis dit "tiens, qu'est-ce que je pourrais faire pour me compliquer la vie?" Ben aller bosser dans l'Oise pardi, et qui plus est dans un trou à rat une ville dépourvue de gare puisque son maire a trouvé que ça "dénaturait le paysage".Bon, j'en avais déjà parlé, tu sais que j'ai bien évidemment pas choisi d'aller dans cet endroit-là, mais que c'est plutôt un genre de mutation d'office.Y en a bien qui ont essayé de me consoler comme ils pouvaient en me disant que c'était vachement beau comme ville, qu'il y avait le château de Chantilly à côté...mais j'en ai rien à branler du château de Chantilly moi!!!! Alors, bon, je me suis décidée à y aller à Senlis (j'avais pas trop le choix en même temps), par contre il était inenvisageable d'aller m'enterrer vivre là bas.J'ai donc fait le choix de continuer de vivre à Paname et de faire les aller-retours quotidiens, même si ceux-ci s'annonceaient comme étant digne du parcours du combattant:métro-train-car (un car ??? ça existe encore ce truc-là ???).Pas mal ont essayé de me décourager, de me dire que s'ils avaient été à ma place, ils auraient pris un appart là-bas, surtout en étant célibataire-sans enfant (eh oui, messieurs-dames, quand on n'a ni mec ni gosses, on a no-life, c'est bien connu et on n'a pas le droit de préférer continuer à habiter une ville civilisée plutôt qu'une campagne où qui plus est les loyers sont hors de prix).Bien évidemment, à ces gens-là, quoiqu'il arrive je dirai que tout va bien.Je ne leur ferai pas le plaisir de leur donner l'occasion de me dire "tu vois, je te l'avais bien dit" (c'est que j'ai ma fierté quand même!!!).

Et puis pour l'instant, je ne mens pas:tout se passe bien.Evidemment, se lever à 5h30 c'est pas facile tous les jours.Evidemment, en semaine je ne sors pas le soir.Evidemment, je galère un peu parce que le taf est tout nouveau pour moi.Enfin j'ai tout de même eu de la chance puisqu'au départ, j'étais censée occuper un autre poste qui, s'il comportait des aspects intéressants, en avait d'autres qui l'étaient beaucoup moins.En effet, il m'incombait quelques travaux de manutention (bah oui, moi je considère que porter des cartons de 1000 enveloppes c'est de la manutention) et de maintenance, ce qui avait fait beaucoup rire un pote "toi, la fille qui sait même pas changer un flexible de douche?".Eh ben oui, moi la fille qui sait même pas changer un flexible de douche j'étais censée savoir changer une ampoule, connaître les branchements téléphoniques, dépanner les fax, imprimantes et autres photocopieuses.Et déboucher les chiottes, non? Peut-être, va savoir.Au bout de deux jours de ce régime-là, je me suis rendue compte que ça n'allait pas le faire.Heureusement une bonne âme masculine s'est dévouée pour prendre ma place (et non, je ne lui ai pas promis des choses cochonnes en échange).J'ai ainsi récupéré son poste à lui, un poste normal.Ouf!!!

J'ai également profité de cette arrivée dans un nouvel espace de travail pour faire un rapide tour d'horizon des possibilités offertes en matière de petits amis potentiels.Manque de bol pour moi, la population est à 70% féminine.Néanmoins j'ai remarqué quelques spécimens intéressants, et un qui a particulièrement retenu mon attention.J'avoue que durant l'heure passée en sa compagnie à la recherche d'un consommable informatique introuvable, des pensées non professionnelles m'ont traversé l'esprit.Comme quoi les espaces confinés au sous-sol, ça a du bon ;-) Malheureusement, mon spécimen s'en va demain et avec lui tout espoir qu'il se passe quelque chose.Je pourrais lui déclarer ma flamme naissante, mais bon, certaines raisons me poussent à ne pas le faire (entre autre le fait que c'est une histoire qui, à 90%, ne serait pas viable)...Pas encore envie de m'engager dans une histoire à la con qui mènera nulle part.Mais bon, mon côté romantique ne peut s'empêcher d'être un peu déçu...

07 septembre 2008

Le syndrome du pervers narcissique

Je suis pas fan de tout ce qu'on peut ranger dans la catégorie "psychologie et cie" (peut-être parce que ça ne m'a jamais été d'une grande aide, mon cas étant définitivement désespéré!!!).Aujourd'hui c'est pourtant un post dans ce goût-là que je propose.Le texte n'est évidemment pas de moi (bah oui, moi je suis du genre à être analysée plutôt qu'à analyser), je me suis contentée de lire attentivement (ça, je sais faire) et de relever les extraits qui me parlaient le plus.J'ai donc découvert que dans ma carrière d'amoureuse déçue, mon chemin avait croisé celui de mecs qu'on peut qualifier de "pervers narcissiques".

Le profil du pervers narcissique

"Certains ont un très bon niveau culturel. Tous sont intelligents et particulièrement bons psychologues."

"ils ont un total mépris pour toutes lois ou contrainte morales. Leur morale est, le plus souvent, celle de la morale ou la loi du plus fort et/ou du plus rusé, du plus retors.(...)Ils n’ont du respect que pour les gens plus forts qu'eux, ayant plus de pouvoir et de richesse ou plus combatifs qu'eux. Faire preuve d’humanité, de sensibilité est souvent vu par eux comme l’expression d’une forme de naïveté ou de sensiblerie qui n’a pas lieu d’être. Seuls les résultats comptent : « la fin justifie les moyens »."

"Le pervers narcissique n'éprouve aucun respect pour les autres, qu'il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d'autorité ou servant ses intérêts. Il fait des promesses qu’il ne tiendra pas, sachant que « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient »."

"Son unique objectif est d’obtenir un bénéfice pour sa propre personne. Il essaye de profiter à chaque instant de toute opportunité, de toutes les situations, de toutes les personnes rencontrées - ces personnes étant systématiquement instrumentalisées tant que cela est possible - pour en tirer, autant que possible, avantage pour lui. Sa philosophie est toujours utilitariste."

"Il n'est « courageux » que quand il est sûr de gagner, et que cela va dans le sens du renforcement gratifiant de son image narcissique."

"Leur loi est celle de leur désir, immédiat, dans l'instant. Tout doit leur céder systématiquement. C’est comme s’ils étaient demeurés, à l’âge adulte, un enfant gâté."

"Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune « humanité », aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculeurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui.Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être totalement remplis, en apparence, de bons sentiments humains et d’une sincère empathie pour autrui.Les pervers peuvent se passionner pour une personne, une activité ou une idée, mais ces flambées restent très superficielles. Ils sont en fait souvent vides d’intérêts, sauf pour leur intérêt immédiat. Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil (pour les autres)."


"La séduction perverse ne comporte aucune affectivité, car le principe même du fonctionnement pervers est d'éviter tout affect. Les pervers, tout comme les paranoïaques, maintiennent une distance affective suffisante pour ne jamais s'engager vraiment. L'efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l'observateur extérieur n'imaginent pas qu'on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l'autre."

Ils se disent souvent :« Pourquoi aurais-je un problème de conscience, ce n’est quand même pas de ma faute si elle est à ce point stupide ou naïve. Je n’y suis pour rien si elle est si naïve »

Le profil des victimes

"Elles sont dotées des qualités que le pervers précisément convoite : douées et cherchant toujours à donner le meilleur d'elles-mêmes, elles sont séduisantes. Vives et extraverties, elles aiment parler de leurs réussites et exprimer leurs joies. Etant profondément généreuses, elles ne peuvent se résoudre à admettre la perversité de leur bourreau et s'appliquent à lui trouver des excuses. Toujours prêtes à se sentir responsables, voire coupables, acceptant facilement la critique, elles s'épuisent à donner au pervers une impossible satisfaction."

"Elles introjectent la culpabilité : « Tout est de ma faute ! », ce qui permet au pervers narcissique une projection hors de soi-même en rejetant la culpabilité sur l'autre : « C'est de sa faute ! »"

"Le pervers recherche souvent une personnalité maternelle, aimante, dévouée, parce qu'il a besoin d’être aimé, admiré - même et surtout s'il est lui-même incapable d’aimer -, d’avoir quelqu'un entièrement à son service. Mais l'attirance qu'il ressent pour elles n'exclut pas la haine."

"Il prend le plus souvent ses victimes parmi des personnes pleines d'énergie et d'amour de la vie, pour les vampiriser et les « dévitaliser ». Il choisit de préférence des personnes honnêtes, sincères, gentilles, qui cherchent vraiment à consoler et à réparer, mais aussi naïves, sans trop d’esprit critique, voire fragiles, afin de les amener plus facilement et plus rapidement à accepter une relation de dépendance."

"La victime recherche souvent de son côté une personne forte et charismatique qui la rassure, et c’est là justement l'image que le pervers veut donner de lui."

"Le pervers vit et se nourrit de l’espoir que la victime place, naïvement ou désespérément, en lui ou en quelque chose qu'il lui fait miroiter en permanence par des promesses fallacieuses. Cet espoir, pour la victime harcelée, est de « guérir » le harceleur et c'est cette illusion qui la fait rester dans la relation, et continuer à subir les attaques qui la détruisent sans réussir à la « décrocher » pour autant."

"On s'étonne souvent que, malgré l’évidence des preuves, les victimes ne quittent pas leur bourreau. Mais c'est qu'en elles se mêlent aussi fierté, aveuglement, entêtement, dissonance cognitive, refus de la réalité. (...)Il y a souvent chez elles un amour fier, fanatique et aveugle (voire délirant), pour le compagnon ou l'enfant pervers. Par orgueil elles ne veulent pas se reconnaître comme victime, car elles espèrent toujours contrôler la situation. Du moins le pervers le leur laisse-t-il croire, alors que c’est toujours lui le vrai marionnettiste qui sait tirer les bonnes ficelles."

Ruses, stratégies et tactiques des pervers narcissiques

"Contrairement au pervers de caractère, qui irrite son entourage par ses revendications et nie radicalement l’autre, le pervers narcissique, lui, réussit à créer un élan positif envers lui. Comme toute personne manipulatrice, il sait se rendre aimable."

"Il commence par vous encenser. Vous êtes le meilleur, le plus doué, le plus cultivé… Personne d'autre que vous ne compte pour lui (il n'hésite d'ailleurs pas à dire la même chose successivement à plusieurs personnes). Ces éloges et ces protestations d'attachement lui permettent de mieux « vous couler » ensuite en jouant sur l'effet de surprise, et de vous atteindre d'autant plus que vous ne vous attendiez pas à l'attaque et qu'il a en outre pris soin de choisir précisément le moment où vous pouviez le moins vous y attendre.Le pervers narcissique se complaît dans l'ambiguïté. Par ses messages paradoxaux, doubles, obscurs, il bloque la communication et place sa victime dans l'impossibilité de fournir des réponses appropriées, puisqu'elle ne peut comprendre la situation. Elle s'épuise à trouver des solutions qui seront par définition inadaptées et rejetées par le pervers dont elle va susciter les critiques et les reproches."

Article à lire entièrement ici

Voilà vous êtes prévenus:si vous rencontrez un spécimen du pervers narcissique (ou de la perverse, car ce syndrome existe aussi chez les femmes, bien évidemment), FUYEZ!!!!!!




27 août 2008

Vaness et Sappho sont de sortie...

Vu que Vaness et moi on est devenu super potes de la mort pour toute la vie grâce à Canalblog il arrive qu'on se voit in real life (bon, enfin on s'est vu deux fois quoi).Aussi lorsqu'il y a quelques semaines j'ai appris que The Last Shadow Puppets feraient leur unique concert français à Paris (en même temps c'est assez logique), j'ai pas fait ma pute et j'ai transmis l'info à Vaness, vu que je savais qu'elle est fan de ce groupe.C'est toujours plus sympa d'aller à un concert à deux et puis ça faisait une occasion de se voir.

Rendez-vous était pris pour le 26 août (hier, si tu suis bien).En fin d'aprèm je devais aller récupérer Vaness à la sortie du métro.Comme d'hab, j'étais en retard, la pauvre petite chérie m'attendait affolée, croyant que je l'avais oublié ;-) Meuh non, j'étais juste occupée à me faire belle.Donc voilà je lui ai fait visiter mon appart en 30 secondes chrono (20 m², on a vite fait le tour), je lui ai offert à boire puis on est passé aux choses sérieuses.Les photos (tu croyais quoi?!!!).Ben oui, Vaness s'était mis dans la tête qu'elle allait faire des photos de moi, moi qui déteste ça.Donc elle en a pris.Tu veux les voir? Bah c'est con pour toi, je les ai pas.Mais nul doute que la miss en mettra dans son article quand elle l'écrira (dépêche-toi feignasse!!! :D).Puis on a arrêté de jouer au paparazzi et à la star parce que c'est pas tout ça mais nous on voulait bouffer avant le concert.Et des pizzas de préférence.Après avoir cherché en vain une pizzeria qui n'existait vraisemblablement plus dans le quartier de St Laz, on s'est rabattu sur le Pizza Hut à Opéra.Certes, ça avait beaucoup moins de charme qu'une petite pizzeria de quartier, mais bon, y avait des pizzas, on n'est pas allé chercher plus loin.Surtout qu'on n'avait pas le temps, le concert commençait à 20h et comme j'ai déjà dit, moi j'arrive pas en retard aux concerts.

On est arrivé à l'Olympia, on a passé l'épreuve de la fouille corporelle sans problème, par contre on a mis du temps avant d'être placées.Comme si on était transparente, nous!!! Inutile de préciser que sa rémunération "à la discrétion", elle a pu se la carrer dans le cul l'ouvreuse, et bien profond!!! Et nous tout sourire "oh non désolée, on n'a pas de monnaie".Contrairement à ce qu'on craignait, on était bien placée finalement.Au balcon, face à la scène.A 20h pétantes, la première partie a commencé.Un groupe de nanas.Et là j'ai tendu l'oreille car moi j'aime ça les groupes de nanas.Ce qui est chiant dans les premières parties, c'est qu'ils disent jamais leur nom (ou alors on comprend rien parce qu'on n'est pas totally bilingual).Mais nous on a voulu résoudre le mystère donc en rentrant on a cherché.Et on a trouvé que ce groupe de 4 anglaises s'appelait Ipso Facto.Musicalement, ça sonne un peu comme du Long Blondes, mais en moins bien (ben oui, je suis assez fan des Long Blondes).Pour que tu te fasses une idée, petit clip:

C'était sympa, mais bon, on attendait les Shadow nous.A l'entracte, je suis allée visiter les toilettes de l'Olympia et en revenant j'ai constaté que Vaness avait profité de mon absence pour me faire des infidélités.Ah celle-là on peut pas la laisser seule une seconde, j'te jure!!! J'en profite pour faire une spéciale dédicace à notre voisine de devant, en espérant qu'elle soit arrivée à bon port (c'est le cas de le dire puisqu'elle avait fait le déplacement depuis le Havre).

Vers 21h25, Ils sont enfin arrivés, après une installation un peu longue des musiciens (c'est qu'il y avait du monde sur scène, c'était pas un petit concert acoustique avec deux guitares).Je situe vite fait pour les incultes musicaux:The Last Shadow Puppets, c'est le projet parallèle de Alex Turner (le leader des Arctic Monkeys) et de Miles Kane (chanteur de The Rascals).Ces deux-là ils pourraient me chanter à l'oreille pendant des heures et des heures sans que je m'en lasse tellement je kiffe leurs voix qui en plus se marient à merveille.Ils ont joué l'intégralité de leur album The Age of the Understatement (on va pas les féliciter non plus, il ne dure qu'une demi-heure), plus quelques autres titres, dont cette reprise de Paris Summer (Nancy Sinatra/Lee Hazelwood), en duo avec Alison Mosshart du groupe The Kills (inutile de le préciser, la vidéo n'est pas de moi):

Concert parfait, deux gros bémols tout de même:

- la durée, même pas une heure.Certes, il n'y a qu'un album mais ils avaient matière à avec les albums de leurs groupes respectifs, plus quelques covers dont celle-ci par exemple qui aurait sûrement fait fureur (bon on dira qu'ils n'ont pas voulu jouer la facilité):

- leur interprétation quelque peu fausse de ma chanson préférée de l'album My mistakes were made for you.Merde, ils avaient pas le droit de la louper celle-là!!!

Mon compte-rendu de concert s'arrête là, pour tout ce qui est photo/vidéo, c'est chez la collègue qu'il faudra aller.C'est plus sa spécialité.Moi j'fais plus dans le compte-rendu de concert décalé, qui parle presque pas du concert :-)

Après le concert, Vaness tenait absolument à me saoûler la gueule (pour tenter d'abuser de moi sans doute).Donc elle avait cherché un petit bar sympa pour finir la soirée, le Thoumieux.Après avoir hésité un moment ("on y va, on n'y va pas?"), on a poussé la porte.L'endroit était petit et blindé donc pas d'autre solution pour nous que de nous installer au bar.Et là nous avons eu affaire à un serveur tout ce qu'il y a de plus charmant (fait suffisamment rare pour être signalé car je trouve rarement un mec charmant moi).Mais bon, malgré les efforts de Vaness pour qu'il s'intéresse à mon cas, rien :-(
Donc à défaut de vrai sexe, je me suis rabattue sur deux Sex on the beach (le coktail).Et puis on a du plier bagage parce que les Sex on the beach, ça commençait à revenir cher, et puis le dernier métro tout ça...
En parlant du métro d'ailleurs, on a eu la chance d'être dans le même wagon qu'un mec qui puait le fromage...à chaque fois qu'on respirait on croyait défaillir.Enfin ça nous a tout de même bien fait rire, c'est l'essentiel.

Arrivées chez moi (eh oui, la Vaness habitait trop loin pour regagner ses pénates, donc dans ma grande bonté je l'ai hébergée), bien sûr pas question d'aller se coucher tout de suite nonmého!!! On a fait honneur à notre réputation de grandes bavardes et de filles libérées sans aucun tabou et on a blablaté de choses et d'autres pensant des heures.On s'est décidé à se mettre au lit  vers 4h du mat' et c'est là que je me suis rappelée qu'il fallait gonfler le matelas.Car faut savoir qu'il n'y a que 2 personnes avec qui je peux partager mon lit:mon mec (quand j'en ai un) et ma soeur.C'est tout, cherche pas, c'est comme ça.Donc toi qui t'attendais à ce que je te raconte les détails graveleux de ma première nuit d'amour avec Vaness, tu en seras pour tes frais.Chacune s'est sagement endormie de son côté, des mélodies et des paroles plein la tête:"as subtle as an earthquake I know, my mistakes were made for you", "Sorry I met you darling", "Your love is standing next to me, standing next to meee"....

The End...

Posté par sappho1306 à 20:23 - J'écoute, je vois, je lis - Commentaires [33] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 août 2008

Sans alcool, la fête est moins folle...

I'm back.Et ceux qui s'attendaient à un compte-rendu croustillant de mes vacances en seront pour leur frais.Pas que je fasse de la rétention d'information, nan tu sais bien que c'est pas mon style.C'est plutôt parce que, tout simplement, y a rien à dire.Bon, j'aurais quand même eu assez de matière pour faire un post de feignasse, le post du racontage de vacances, façon carte postale: "mardi, on est allé au mini-golf", "jeudi on est allé se baigner dans une crique" etc.Mais, tu me connais, je ne suis absolument pas du genre à céder à la facilité.

Y a quand même eu un truc que je retiendrai pendant ces vacances, c'est ma cuite à la vodka-vanille.Je te situe vite fait le contexte:chaque lundi, les mecs avec qui je suis partie ont coutume de jouer à une version toute personnelle d' Intervilles.Oui, oui, Intervilles, t'as bien lu.Chaque participant tire au sort une équipe, et à chaque fois que son équipe marque un point, faut boire une bière.Sauf que moi, je bois pas de bière.Donc les mecs m'ont dit "pas de soucis, tu joues avec l'alcool que tu veux".C'est donc tout naturellement que mon choix s'est porté sur la vodka (rappelle-toi, je suis une vodka addict).

Au tirage au sort, j'avais hérité de l'équipe de Mont-de-Marsan, ce qui pour moi, ne voulait pas dire grand chose.Mais les autres ont ricané."Bah qu'est-ce qu'ils ont de spécial Mont-de-Marsan?" j'ai demandé.
-C'est les champions en titre.Donc ils vont marqué plein de points.Autrement dit, tu vas être raide def
-Ah..."
On s'est mis d'accord sur les doses et hop, c'était parti.Sauf qu'apparemment je suis partie un peu trop vite.Surtout que, je le précise, moi quand je bois de la vodka, c'est pas des doses de PD que je me sers.Ensuite, j'ai eu la mauvaise idée de passer un coup de fil à quelqu'un avec qui ça passe ou ça casse.Et  là pour le coup, ça a cassé, et bien.Bref, je suis revenue en larmes et me suis servie la dose de la mort que j'ai bue d'un trait.Je me rappelle encore vaguement avoir appelé un autre pote, et que celui-ci avait l'air passablement inquiet vue l'incohérence de mes propos.Après, gros blanc.Tout ce que je sais, c'est que j'ai eu une bonne gueule de bois des familles le lendemain matin, et que les autres ont bien rigolé de mon petit numéro.Car autant moi je n'en ai aucun souvenir, autant eux s'en souviendront un bout de temps.

Certains trucs ne m'ont pas étonnée.En effet, j'ai des comportements récurrents lorsque je lève le coude un peu trop haut:

phase 1: "je suis le maître du mooooonde" => je suis euphorique, j'aime tout le monde, je suis la plus belle et ma libido est à son maximum.D'ailleurs ça a encore pas loupé cette fois-ci, j'ai dit au mec qui dormait habituellement dans le  lit du haut (car on dormait dans des lits superposés) "vaut mieux que tu dormes dans le salon cette nuit parce que je sais pas de quoi je suis capable".Moins glorieux, paraît que n'ayant pas de sex-toy sous la main, j'ai évoqué l'idée de me servir du manche à balai.

phase 2: "je vous emmerde tous" => je suis un tantinet agressive et grossière: "les mecs c'est tous des connards, et y en a 2-3 s'ils étaient là devant moi, je leur mettrai bien ma main dans la gueule, ça leur apprendrait la vie à ces bâtards"

phase 3: "Caliméro powaaaa" => je suis moche et conne, personne ne m'aime et de toute façon je resterai célibataire toute ma vie. Et des fois je pleure comme une madeleine, sans me soucier du fait qu'il y a des gens autour.

phase 4:"plus de son, plus d'image" => je suis à moitié dans le coltard et je fais/dis des choses dont je ne me rappellerai pas le lendemain matin.Je fume (je suis fumeuse occasionnelle, uniquement quand j'ai un coup dans le nez), j'envoie des sms ou si j'en tiens vraiment une bonne, j'appelle des gens.Des ex de préférence.Et alors là, pas de bol pour eux s'ils ont le malheur de décrocher.Parce que je deviens la nana la plus relou qui soit (comment ça, comme d'hab?).Genre "pourquoâââââ tu m'as quittééééééééée????" (alors que je sais très bien pourquoi il m'a quittée).Et l'ex de rééxpliquer plus ou moins patiemment lepourquoi du comment de la rupture...Pour plus de sûreté, les lendemains de cuite, je vérifie systématiquement mon historique d'appels pour voir qui j'ai appelé, combien de temps, et s'il faut s'excuser de ce que je suis susceptible d'avoir dit.Enfin, dans un état second, j'arrive à rentrer chez moi (si j'étais à une soirée), à me mettre en pyjama, à me démaquiller (malgré l'alcool, je suis une fille qui prend soin de sa peau), à prendre mes contraceptifs (malgré l'alcool, je suis une fille qui a la tête sur les épaules) et à me coucher.

Bon parfois, je peux sauter une phase.Tout dépend de mon degré d'alcoolémie, de mon état de fatigue, et de mon moral du moment.

Evidemment, j'ai eu une bonne gueule de bois le lendemain matin.Mais après une petite grasse matinée, un verre de Coca et un déjeuner léger, j'étais d'attaque pour le mini-golf, où je me suis défendue plus qu'honorablement.

Comme m'ont dit mes potes, je m'en souviendrai de mon premier Intervilles !!!!

NB : l'alcool est mauvais pour la santé
      je ne suis pas alcoolique :D

15 août 2008

Sappho on the beach...

Alors, oui, ça y est, je pars en vacances demain.Il était temps me diras-tu.Toute la blogosphère était partie (et revenue), restait plus que moi.Je te passerai les détails sur le fait que ça a bien failli être un faux départ.Mais finalement, je suis bel et bien dans les starting-blocks:valise prête (enfin quasiment), corps parfaitement épilé (ou presque), ongles de pieds vernis, lecteur mp3 chargé à bloc...Mais je ne pouvais pas partir sans te gratifier d'un dernier article pour la route, sinon je ne serais pas partie l'esprit tranquille.

Néanmoins, il s'avère qu'en ce jour sacré de l'Assomption (le jour où la Vierge Marie est montée aux cieux, réminiscence de mes cours de cathéchisme), l'inspiration me fait cruellement défaut.J'ai donc décidé en commun accord avec moi-même (tu savais pas mais on est au moins deux dans ma p'tite tête :D) de raccourcir ce post par rapport à ce que j'avais prévu initialement.

Donc dès demain après-midi, je sévirai sur les plages des Pyrénées Orientales.Et voilà comment ça pourrait se passer:

En mode "j'me la pète": je partirai le matin mon petit sac de plage à la main.J'étalerai langoureusement mon huile solaire, sans oublier un seul cm² de peau puis je m'allongerai sur ma serviette et je ferai la larve dans mon bikini ultra-sexe, sans oublier de me retourner à intervalles réguliers, ni de baisser les bretelles de mon haut de maillot de bain, afin que mon bronzage soit parfait.J'alternerai entre lecture de magasines de filles ou de chick-lit, papotage avec ma voisine de serviette, matage de mecs et petite sieste.De temps en temps j'irai jouer les naïades dans l'eau et faire quelques brasses.
Le soir, après une bonne douche pour virer sable et crème solaire, j'enfilerai une robe et serai la plus belle (pour aller danser :D).Je me dégoterai un p'tit mec beau et gentil (voire plusieurs) pour être mon amour de vacances.
Et je rentrerai à Paris bronzée, reposée et épanouie.

En mode réaliste:je mettrais 3 plombes à oser me désaper, la faute à mes kilos en trop.En étalant ma crème solaire indice 30, bien sûr j'aurais la flemme d'en mettre partout, résultat je serai couverte de coups de soleil mais je m'en rendrai compte que le soir venu où je souffrirai ma race.Quand le vent aura fini de faire mumuse avec ma serviette et que je serai enfin installée confortablement, je constaterai que j'ai oublié un accessoire primordial à une bonne journée à la plage:mon lecteur mp3 ou mon bouquin et ça m'énervera.Un p'tit con aura l'idée de courir à côté de ma serviette et j'aurai du sable partout.Quand j'irai faire trempette parce que je supporterai plus de suer à grosses gouttes, je boirai la tasse à cause d'une vague, qui, en outre, fera descendre mon bas de maillot de bain (rigole pas, ça m'est déjà arrivé).Et en sortant de l'eau, la myope que je suis mettra 10 bonnes minutes à retrouver l'endroit où elle est installée.
Le soir, après avoir attendu mon tour pour aller à la douche, je me tartinerai de Biafine qui salira ma belle robe.Ensuite je poserai mon cul sur la terrasse, et j'aurai plus envie d'en bouger.Et évidemment c'est pas sur la terrasse que je recontrerai l'amour de ma vie, ni même celui d'une nuit.
Et je rentrerai à Paris, blanche comme un cachet d'aspirine, fatiguée et frustrée.

Comme j'ai un peu honte de ce post aussi nullissime, je rajoute une petite playlist d'été pour compenser.Et pour une fois, y a pas de chanson triste (bon, en fait si, la dernière, en bonus, une reprise de No Surprises de Radiohead, on se refait pas !!!)

Posté par sappho1306 à 17:27 - J'aime écrire même quand j'ai rien à dire - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 août 2008

Tagalacon...

Tout d'abord, je tiens à ne pas remercier Mortecouille pour m'avoir refourgué le bébé (c'est dingue quand même, malgré l'océan qui nous sépare, il trouve tout de même le moyen de me pomper l'air :D )

Bon, allez, le tag c'est comme la déclaration d'impôts : plus vite tu t'y attèles, plus vite t'en es débarrassé.

Si j'étais un slip, je serais le slip invisible, celui dont les coutures ne se voient pas sous ton fut ou ta robe ultra-moulante.

Si j'étais un sextoy, je serais la langue d'un garçon que j'ai bien connu.

Si j'étais un fantasme, je ferais honneur à mon pseudo à forte connotation lesbienne et je me taperais toutes les bonnasses de la blogosphère.

Si je devais faire l'amour à un animal, j'appelerai Brigitte Bardot et toute la Ligue de protection des animaux.Non mais ça va pas la tête !!!

Si je devais te dire quelque à l'oreille pendant qu'on fait l'amour, chut, j'ai pas envie choquer mon lectorat qui, je le sais, me prends pour une sainte.

Si j'étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel, je ne me serais pas lancée dans le porno par amour pour mon mec (d'ailleurs, j'aurais choisi un autre mec, sérieux, t'as déjà vu ça gueule ? Bon ok, il doit avoir d'autres attributs )

Si j'étais une zone érogène, merde, tu me saoûles avec tes questions.Allez, je vais dire le cou.Parce que si on m'embrasse là et à condition que la personne sache s'y prendre correctement, ça me rend dingue.

Si j'étais un détail absolument irrésistible: cette façon d'être sage et réservée à un moment, et entreprenante et dévergondée l'instant d'après.

Si j'avais une morale sexuelle, j'arrêterais le harcèlement sexuel.

Si je me réveillais sans vagin, j'irais finir ma vie dans un couvent et on m'appelerait soeur Sappho.

Comme d'hab, je ne tague personne parce que les pratiques sexuelles des autres, j'en ai un peu rien à foutre.

C'était pas dans le tag, mais je le rajoute car ça c'est une question intelligente:

Si j'étais une chanson sur laquelle faire l'amour, je serai :

Posté par sappho1306 à 10:16 - J'aime faire mon intéressante - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 août 2008

C'est beau les vacances...

On se plaint quand il pleut mais quand il fait chaud, ça va pas non plus car il fait TROP chaud et on est obligé de se changer deux fois par jour parce qu'on transpire.On essaye ces maillots de bain, on se rend compte que c'est la cata et donc qu'on devrait faire un petit régime avant de partir en vacances, mais on continue à bouffer autant et à aller au resto.Abandonnant l'idée de rentrer dans ses maillots de bain, on va faire les boutiques pour s'en acheter un qui va bien, puis finalement on rentre avec deux ensembles de lingerie ( enfin plus précisément deux soutien-gorges et un seul string parce qu'on est tellement dans la lune qu'on a oublié de prendre le deuxième string ) et zéro maillot de bain.On veut à tout prix un téléphone portable dernier cri et une fois qu'on l'a, on se rend compte qu'il ne nous convient pas.Du coup on revend le portable à quelqu'un qu'on ne pensait plus jamais revoir.On se dit que, ok on l'a revendu à perte, mais que c'est pas grave, qu'au moins c'est torché, on a évité la perte de temps sur ebay et compagnie, la file d'attente à la Poste pour envoyer le colis etc.Sauf qu'en fait on sait que si on a accepté de revoir le prix à la baisse, c'est aussi un peu pour faire plaisir à ce quelqu'un.On crie haut et fort qu'on a décidé d'accepter son célibat sauf qu'on passe de longs moments allongée sur son lit à sangloter comme une conne en écoutant des chansons tristes parce que putain, on se sent sacrément seule.On s'inscrit sur Meetic mais on répond à zéro mail parce que les mecs c'est tous des salauds et que de toute façon depuis que ça a foiré avec Lui on pourra plus jamais aimer personne d'autre.On refuse plein de sorties parce qu'on a 15000 trucs à faire avant de partir en vacances, sauf qu'on passe ses journées à glander devant le pc.Pourtant Dieu sait que les journées sont longues, car même si on va pas bosser, on peut pas s'empêcher de se réveiller à 7h tous les matins, on sait pas pourquoi mais c'est comme ça depuis toute petite.On essaye de se réjouir du fait que dans 5 jours, on sera à la mer, mais on n'est pas convaincu.On écrit ce genre de post alors qu'on sait très bien que ça fera pas avancer le schmilblick...Ceci dit en le relisant, on arriverait presque à se moquer de soi-même, donc à sourire et donc ça va ( un peu ) mieux :-) Mais quand même pour la forme on va mettre une chanson mélancolique comme on les aime ( et accessoirement on dit à Vaness qu'on sait qu'elle aime pas quand on met le lecteur automatique mais qu' on le met quand même, na :D )

Posté par sappho1306 à 21:54 - J'aime être un Caliméro - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 août 2008

Le Premier jour du reste de ta vie / Surveillance

Y a bien qu'une fille contradictoire comme moi pour aller voir la même semaine au cinéma deux films aussi diamétralement opposés que Le premier jour du reste de ta vie et Surveillance.

Comme son titre l'indique on va commencer par le Premier (jour du reste de ta vie, lol), réalisé par Rémi Bezançon, qui avait fait Ma Vie en l'air dont je ne vous parlerai pas car pas vu.Pour son deuxième long, il s'attaque à la chronique familiale, genre casse-gueule s'il en est.Le portrait de cette famille s'esquisse sur une douzaine d'années, mais seulement au travers de 5 journées particulières, 5 jours décisifs.
Au final, ça ne donne ni une comédie franchouillarde bien grasse, ni un drame prise de tête, mais un très bon film où l'on rit et réfléchit à la fois.De plus, pour nous les filles, y a de quoi mater ( ce qui ne gache rien :D)

Virage à 180 degrés avec Surveillance de Jennifer Lynch.Oui, c'est bien la fille du roi du film intello-où-tu-comprends-pas-grand-chose.
Résumé : deux agents du FBI arrivent dans une petite ville perdue pour enquêter sur une série de meurtres. Ils retrouvent sur place 3 témoins : un policier à la gâchette facile, une junkie complètement déconnectée et une petite fille de 8 ans encore sous le choc. Au cours des interrogatoires, les agents découvrent rapidement que les témoins donnent chacun une version différente des faits, dissimulant manifestement une partie de la vérité.
Mon avis : une issue qu'on peut plus ou moins prévoir à compter de la moitié du film.Ames sensibles et non amateurs de films glauques, s'abstenir car c'est franchement violent et dérangeant et sans aucune moralité.A classer aux côtés de Funny Games.Même moi qui suis plutôt du genre à préférer les films de dégénérés aux comédies à l'eau de rose, j'ai été un peu choquée.Peut-être me ramollis-je avec l'âge...En tout cas, il ne suffit pas de s'appeler Lynch pour réussir un bon film...Mention spéciale tout de même à l'actrice qui joue la petite fille.

Posté par sappho1306 à 23:19 - J'écoute, je vois, je lis - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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